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Cancer de l'ovaire
par admin
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  Cancer de l'ovaire
Posté par : admin - 06-04-2015, 08:19 PM - Forum : Cancer de l'ovaire - Pas de réponse

Redoutable par la discrétion, voire l’inexistence de ses symptômes, le cancer de l’ovaire est diagnostiqué à un stade avancé dans 60% des cas.

Ceci explique qu’il se place au 5ème rang dans les causes de décès par cancer chez la femme, alors que cette pathologie est plutôt rare.

En 2005, 4 375 nouveaux cas de cancer de l’ovaire ont été recensés en France selon l’Institut de veille sanitaire et près de 3 200 françaises ont succombé à cette affection au cours de la même année.

Le pronostic s’avère en revanche beaucoup moins sombre (jugé curable plus de 8 fois sur 10) lorsque la maladie est détectée tôt. D’où l’importance d’un suivi gynécologique régulier, afin de ne négliger aucun signe potentiel de la maladie.

Les différents type de cancer de l'ovaire

Les cancers des ovaires peuvent atteindre une seule des glandes ou les deux (dans 1/3 des cas). Près de 90% des tumeurs malignes se développent à partir du tissu de surface de l’organe. On parle alors de carcinome épithélial, d’apparition plus fréquente après la ménopause.

La majorité des autres types de cancers de l’ovaire touchent les cellules qui produisent les ovules. Ces tumeurs germinales malignes surviennent plus volontiers chez la femme jeune.

Le saviez-vous ? Tumeurs et kystes aux ovaires sont relativement fréquents et pas toujours synonymes de cancer. Seul un prélèvement de tissu permet d’identifier formellement à quoi on a affaire.

l'âge

De la puberté jusqu’à 74 ans, la fréquence du cancer de l’ovaire progresse à mesure que la femme avance en âge.

l'ovulation

Un nombre important d’ovulations au cours de la vie accroit manifestement le risque de cancer de l’ovaire mais aussi le caractère agressif de celui-ci. Sans doute la succession de rupture- cicatrisation de « l’enveloppe » de l’ovaire lors de la libération mensuelle d’un ovule favorise-t-elle l’apparition d’anomalies génétiques à l’origine de la cancérisation. Ainsi, une puberté tardive, une ménopause précoce, les périodes de grossesse et d’allaitement, diminuent ce risque.

La prise d’un contraceptif oral empêchant l’ovulation réduit à elle seule cette menace de 40%. Le nombre croissant de femmes sous pilule laisse donc espérer une diminution certaine des nouveaux cas de cancer ovarien dans les années à venir.

les traitements hormonaux

Longtemps soupçonnés de favoriser le cancer au niveau des ovaires, la stimulation de l’ovulation dans le cadre d’une procréation médicalement assistée a récemment été innocentée.

Quant au traitement substitutif à la ménopause, il n’augmenterait que très peu le risque de développer ce type de cancer.

l'hérédité

On estime que 5 à 10% des cancers de l’ovaire sont liés à une prédisposition génétique. Le cancer frappe alors en moyenne dix ans plus tôt. La transmission d’une altération sur le gène BRCA1, plus rarement sur le gène BRCA2 (gènes impliqués dans la réparation de l’ADN) est responsable de plus de 80% des formes héréditaires de cancers du sein et de l’ovaire. Le risque cumulé à 70 ans de cancer de l’ovaire est de l’ordre de 40% si BRCA1 est touché, et de 10% si BRCA2 est concerné.

Le saviez-vous ? Selon une étude publiée début 2009, l’effet protecteur de la pilule diminuerait très lentement après l’arrêt du contraceptif oral, au point d’être encore intéressant lorsque celui-ci remonte à plus de 30 ans.

la chirurgie

La chirurgie consiste à retirer les ovaires, les trompes et l’utérus, voire une partie des organes voisins s’ils sont touchés (péritoine, ganglions lymphatiques, côlon…). Si la patiente est en âge d’avoir des enfants, que son cancer est mis à jour à un stade précoce et ne touche qu’un seul ovaire, l’ablation du seul ovaire touché sera envisagée pour préserver une future maternité.

En pratique, l’ablation des zones malades se fait si possible sans ouvrir le ventre, via coelioscopie : instruments opératoires et tumeurs passent par de petites incisions. Cependant, dans de nombreux cas, une laparotomie est indispensable pour réaliser un inventaire complet des lésions et procéder à une ablation totale de la maladie

la chimiothérapie

Envisagée avant l’intervention chirurgicale, la chimiothérapie vise à réduire le volume de la tumeur. Pratiquée après, elle est administrée dans le but d’éliminer les cellules cancéreuses résiduelles non visibles ou impossibles à retirer.

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  Tous les cancers des os
Posté par : admin - 06-04-2015, 07:58 PM - Forum : News / Infos cancer - Pas de réponse

Ostéosarcome, chondrosarcome, sarcome d'ewing, myélome multiple

Il existe deux types de cancers des os : les cancers primitifs des os, assez rares, et les cancers secondaires des os, ou métastases osseuses, bien plus fréquents.

Cancers des os : primitifs ou secondaires ?

Les différents cancers des os

Cancer des os : le rôle de la chirurgie
Cancers des os : primitifs ou secondaires ?

Les cancers primitifs des os sont des cancers localisés dans l'os ou à sa périphérie immédiate, qui se développent à partir du tissu osseux, cartilagineux ou fibreux. Ils sont assez rares. Les principaux sont l'ostéosarcome, le chondrosarcome, le sarcome d'Ewing et le myélome multiple.

Les cancers secondaires des os, ou métastases osseuses, sont des localisations à distance, dans l'os, du cancer d'un autre organe : prostate, rein, sein, thyroïde,? etc.

L'ostéosarcome

C'est la plus courante des tumeurs malignes osseuses primitives.

Dans la majorité des cas, elle survient chez l'enfant et l'adolescent ou l'adulte jeune. 
Sa cause est généralement inconnue. La tumeur se développe habituellement près des extrémités (métaphyses) des os longs se trouvant au voisinage de l'articulation du genou (fémur, tibia) et de l'épaule (humérus). Elle s'accompagne de douleurs persistantes et d'une tuméfaction.

Le chondrosarcome

Il se développe à partir du cartilage et atteint les os volumineux comme le fémur, le tibia ou l'humérus, mais il peut aussi siéger sur le bassin ou de nombreux autres os. Il touche surtout l'adulte après 30 ans.

Le sarcome d'Ewing

Il affecte surtout l'enfant entre 10 et 15 ans, plus rarement l'adulte jeune. Les garçons sont un peu plus touchés que les filles (1,5/1). Il est caractérisé par une prolifération de petites cellules rondes naissant dans la région centrale de l'os. Il s'accompagne de douleurs persistantes, d'une tuméfaction et parfois d'une fracture. La tumeur touche avec une égale fréquence les os plats ou courts (bassin, côtes, vertèbres) et les os longs (fémur, péroné, tibia, humérus), plus souvent sur le fût de ces os (diaphyse) qu'à leur extrémité (métaphyse). Une vingtaine de nouveaux cas sont diagnostiqués par an en Belgique.

Le myélome multiple

Ce cancer, aussi appelé maladie de Khaler, est caractérisé par une prolifération maligne, d'origine inconnue, de plasmocytes (cellules produisant et excrétant les anticorps dans le plasma sanguin) dans la moelle osseuse. Ces derniers sécrètent des substances qui entraînent progressivement une destruction du tissu osseux. Il se développe généralement chez l'adulte entre 50 et 80 ans. Il est un peu plus fréquent chez l'homme que chez la femme

Cancer des os : le rôle de la chirurgie

La chirurgie joue un rôle très important dans le traitement de la plupart des cancers des os. 
La combinaison des différents traitements (chimiothérapie, radiothérapie et chirurgie) et les progrès en matière de chirurgie ont permis de diminuer le recours à l'amputation (seulement 5% des cas). 
Les médecins procèdent chaque fois que c'est possible à une reconstruction osseuse (greffe ou prothèse).

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  Formulaire
Posté par : admin - 05-29-2015, 08:05 AM - Forum : Formulaire inscription - Pas de réponse

Pour des raison techniques (Il n'est pas possible de faire fonctionné un javascript via l'éditeur de messages), 
le formulaire d'inscription se trouve sur la page d'accueil du domaine c'est à dire : http://forumdumyelome.netai.net dans la colonne de gauche en bas de page !

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  Marianne Sonck 52 ans
Posté par : admin - 05-19-2015, 10:27 PM - Forum : Témoignages autres cancers - Pas de réponse

[Image: marianne-sonck350.jpg]
Mon cancer du sein a été diagnostiqué en janvier 2010. 
Je venais juste de passer d’une fonction nationale (C&A Belgique) à une fonction internationale (C&A Buying Europe) en qualité de Product manager.


Mes enfants étaient à l’université et je souhaitais ajouter cette expérience internationale à ma carrière. Mais c’était sans compter le cancer ! 
Une des premières questions que je me suis posée, une fois passé le premier choc, c’est : comment vais-je pouvoir combiner ça à ma nouvelle fonction ? Ma peur était injustifiée. 
Non seulement mes collègues ont fait preuve d’une très grande compréhension, mais mon employeur m’a fait savoir que je pouvais prendre tout le temps dont j’avais besoin pour récupérer et que mon poste m’attendrait à mon retour. 
Quel soulagement !

Les dix mois qui ont suivi ont été une succession de traitements. La tumeur cancéreuse était particulièrement agressive et il m’a absolument fallu subir tous les traitements. 
Chimiothérapie, radiothérapie et herceptine* se sont succédé tandis que je récupérais à la maison après l’opération. J’ai beaucoup souffert de la chimio et je n’avais plus la moindre énergie. 
Je n’étais pas en état de travailler, mais j’ai apprécié de rester impliquée dans tout ce qui se passait au travail, grâce aux mails. Fin novembre, j’ai repris le travail. 
Sur les conseils de l’oncologue et en concertation avec le service du personnel, nous avons décidé que je travaillerais trois jours par semaine jusqu’à la fin décembre, de manière à ce que je puisse suivre mon programme d’oncorevalidation les deux autres jours. Cela a été une bonne décision. J’étais en effet très affaiblie par les traitements et ce programme m’a aidée à reprendre le dessus.

À partir de janvier, j’ai travaillé à 4/5e temps pendant un an.
Jusqu’à ce que je constate que je commençais à prendre du retard dans mon travail. La fonction de Product manager est loin d’être une fonction 9-17 (rire).
En concertation avec le HR Manager, nous avons alors décidé que je pourrais travailler chez moi de temps à autre.
Étant donné le fait que je suis souvent dans les embouteillages et que j’ai souvent de longs trajets à effectuer, cela me fait du bien de pouvoir travailler de temps en temps à la maison, sans être dérangée.

J’avais besoin de temps pour récupérer – ce qui est essentiel – mais j’ai toujours trouvé important de reprendre aussi vite que possible ma vie d’avant le cancer du sein. 
Je ne voulais pas et ne veux pas que le cancer du sein décide de ma vie. J’ai aussi appris à plus faire attention à moi. Au début, les gens sont très attentifs à vous, mais ils retombent vite dans leur train-train quotidien, ce qui est normal. 
C’est donc à vous de vous reposer quand cela est nécessaire et de dire quand vous avez vraiment besoin d’une journée de repos. Je continue à le faire, en m’offrant, par exemple, un repas ou un week-end avec mon mari ou avec mes deux filles. 
Pendant les traitements, je le faisais à chaque fois qu’une série de traitements se terminait. Désormais, je le fais après chaque contrôle positif.’

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  Cancer colorectal: nouveaux traitements
Posté par : admin - 05-19-2015, 10:04 PM - Forum : Cancer colorectal - Pas de réponse

Pr Van Laethem, chef de clinique en Oncologie digestive à Érasme

[Image: cancer-colorectal-nouveaux-traitements-d...38x120.jpg]

Le Professeur Van Laethem, chef de clinique en Oncologie digestive, nous parle des innovations dans le traitement du cancer colorectal.

Quels sont les traitements les plus innovants contre le cancer colorectal ?

Les médicaments biologiques font partie des traitements les plus innovants à l'heure actuelle. Ils s'attaquent à une fonction spécifique de la cellule cancéreuse: sa croissance. 
L'Avastin cible l'angiogénèse, un processus clé dans la croissance des tumeurs. L'Erbitux et le Vectibix empêchent quant à eux la cellule cancéreuse de recevoir les messages nécessaires à sa croissance et sa propagation. 
Ces agents provoquent moins d'effets secondaires que la chimiothérapie classique car ils épargnent les cellules saines. Ils sont généralement donnés en association avec la chimiothérapie, pour augmenter son efficacité. 
Ils peuvent aussi être prescrits seuls, en cas d'échec de la chimiothérapie. Autre nouveauté, certaines chimiothérapies sont à présent disponibles sous forme orale.

Pourquoi donner les traitements en association ?

Combiner la chimiothérapie et les agents biologiques permet de mieux maîtriser la tumeur, notamment les métastases dans le foie. Voire de réduire leur taille. Elles peuvent ensuite être enlevées lors d'une intervention chirurgicale.

Et si le cancer en est à un stade avancé, sans guérison possible ?

Si le cancer colorectal est trop avancé pour être opéré, la stratégie de traitement est alors totalement différente. L'objectif sera double: contrôler la tumeur pour augmenter la durée de vie du patient, mais également lui assurer une qualité de vie acceptable. 
Une fois le premier objectif atteint, il est possible de proposer des périodes sans traitement au patient, pour partir en vacances par exemple. Ou de n’en prescrire qu’un seul moins nocif comme un agent biologique.

Y a-t-il eu des progrès techniques ?

En chirurgie, les opérations pour retirer les métastases dans le foie sont de plus en plus performantes. Jusqu'à deux tiers du foie peuvent être retirés! Ceci augmente les chances de survie du patient. 
Autres progrès techniques marquants: la radiofréquence, qui brûle des tumeurs hépatiques ne pouvant pas être enlevées avec la chirurgie classique et les traitements locorégionaux, comme l’injection directe de sphères radioactives dans le foie.

Le traitement du cancer colorectal a-t-il beaucoup évolué ?

Oui. Avant, le cancer du côlon se traitait de la même façon, quel que soit le patient et le type de tumeur. Aujourd'hui, le traitement devient «sur mesure», «à la carte». 
Grâce à de nouvelles techniques d'imagerie, nous pouvons vérifier plus rapidement si le patient répond au traitement et en changer. Nous avançons également dans le profilage de la tumeur. 
Dans le futur, il sera probablement possible de distinguer des sous-types de tumeur. Chaque type pourra être traité différemment, selon un protocole établi en fonction du stade et du profil moléculaire de la  tumeur.

Quelles sont les pistes pour le futur ?

Les chercheurs tentent de comprendre pourquoi certains patients répondent à certains médicaments biologiques et d'autres pas. 
Et d'identifier de nouveaux «responsables» du cancer colorectal pour développer de nouveaux traitements ciblés. Ces recherches aideront à améliorer le profilage des tumeurs et l'élaboration de protocoles de traitements.

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  Conseils pratiques !
Posté par : admin - 05-19-2015, 09:31 PM - Forum : Marche à suivre pour une bonne utilisation du forum - Pas de réponse

Tout d'abord bonjour et bienvenue sur le forum des cancers  Wink

  1. Si ce n'est déjà fait, par vous même ou automatiquement, cliquer sur "défaut" tout en bas de page (vers la droite), pour choisir le thème par défaut ! Vous devriez avoir une interface claire, net et colorée et non pas un graphique en semi-transparence !
  2. Enregistrez-vous dans les membres, vous aurez beaucoup plus de facilités comme utilisateur enregistré, notamment si vous suivez l'actualité des cancers, vous pourrez directement voir les messages déjà lus et les nouveaux messages depuis votre dernière visite ! Comme membre du forum, vous pouvez également vous abonnez aux divers sujets afin de recevoir une notification chaque fois qu'un membre intervient dans le sujet que vous suivez ! Et d'autres avantages encore ...
  3. N'hésitez pas à créer de nouveaux sujets, à participer aux divers débats ou aux diverses informations. Donner votre avis sur les traitements, les cancers, etc. Laissez votre témoignage, parlez de votre expérience perso, de votre parcoure depuis l'arrivée du cancer dans votre vie. N'ayez crainte de débuter une discussion avec d'autre membres voir même avec l'administrateur (moi-même) atteint d'un myélome multiple, cancer de la moelle osseuse.
  4. Enfin pour en terminer, ce forum est le vôtre, n'hésitez donc pas à l'entretenir de vos messages, parlez-en autour de vous. Il pourrait bien être utile à beaucoup de personnes en manque d'informations sur leur maladie ...

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  Y a-t-il vraiment du nouveau dans les traitements des cancers ?
Posté par : admin - 05-19-2015, 08:49 PM - Forum : News / Infos cancer - Pas de réponse

Oui, l’irruption de nouvelles formes de traitement a permis de changer profondément les perspectives de guérison de certains cancers. 

En particulier, les médicaments qui relèvent de la catégorie des « thérapies ciblées » ont apporté un bénéfice spectaculaire aux patients atteints de certaines formes de leucémie ou de cancer du sein. Pour de nombreux autres cancers, les progrès résident dans les améliorations techniques continues des traitements existants, voire dans leur meilleure combinaison. En radiothérapie par exemple, de nouvelles techniques ont été mises au point pour mieux cibler la tumeur et minimiser l’atteinte des zones voisines par les rayonnements. 
En chirurgie, les opérations sont moins mutilantes qu’avant et souvent compensées par la chirurgie reconstructrice immédiate.
 
Il y a donc bien du nouveau, à la fois dans l’efficacité des traitements et la qualité de vie des patients.

Les différents traitements

Une fois le diagnostic de cancer posé, un traitement est proposé à la personne malade : il résulte d’une concertation entre différents spécialistes et dépend étroitement du type de cancer et de son stade de progression.

Il existe trois modalités principales de traitement des cancers : la chirurgie, la radiothérapie, la chimiothérapie. 
Pour certains types de cancer, il est également possible de faire appel à l’hormonothérapie, à l’immunothérapie ou aux récentes thérapies ciblées. 
Selon les cas, ces modalités peuvent être prescrites seules, successivement ou en association.

Les traitements proposés par les médecins prennent en compte des recommandations de bonnes pratiques cliniques, régulièrement mises à jour pour intégrer les dernières connaissances scientifiques. 
Ces recommandations sont des guides pour prendre la meilleure décision thérapeutique possible. Mais chaque patient est différent et la proposition de traitement doit être adaptée au cas et aux contraintes de chacun.

Les traitements du cancer ont des effets secondaires. Si le plus souvent, ces effets disparaissent avec l’arrêt des traitements, ils sont susceptibles de dégrader la qualité de vie des patients. Les équipes soignantes disposent cependant d’un ensemble de moyens pour les prévenir ou les limiter. Chaque patient peut en faire la demande à son médecin. 
S’il le juge nécessaire, il peut également lui faire part des difficultés qu’il rencontre sur le plan psychologique ou social et demander à bénéficier de soins complémentaires dits « soins de support ».

 La chirurgie
 La radiothérapie
 La chimiothérapie
 L’hormonothérapie
 L’immunothérapie
 Les thérapies ciblées

La chirurgie

Qu’est-ce que c’est ?
La chirurgie est un traitement local : on la pratique lorsque la tumeur est localisée en un endroit du corps. Elle consiste à enlever cette tumeur. Elle n’est donc pas adaptée pour les cancers qui touchent le système lymphatique (lymphomes) ou le système sanguin (leucémies). 
Elle est aussi souvent moins adaptée lorqu'il existe une diffusion du cancer à distance dans d'autres organes sous forme de métastases.

La chirurgie permet aussi de poser ou de confirmer un diagnostic. 
Une fois l’ablation réalisée, les pathologistes ont accès aux cellules qui composent la tumeur : à l’aide de microscopes, ils peuvent procéder à des analyses pour identifier le type de tumeur, pour évaluer le degré de gravité de la maladie et, éventuellement, choisir un traitement complémentaire adapté.

Pour améliorer son efficacité, la chirurgie est souvent associée à un autre mode de traitement (chimiothérapie, radiothérapie).

La radiothérapie

Qu’est-ce que c’est ?
La radiothérapie consiste à exposer les cellules cancéreuses d’une tumeur à des rayonnements (on dit aussi rayons ou radiations), tout en préservant, autant que possible, les tissus sains et les organes avoisinants. 
Les rayonnements altèrent l'ADN des cellules de façon à bloquer leur mécanisme de multiplication et à provoquer leur destruction. Inévitablement, un certain nombre de cellules saines voisines des tumeurs sont atteintes, ce qui entraîne des effets secondaires. 
Mais les cellules saines ont une aptitude à se réparer que n'ont pas les cellules cancéreuses.

La radiothérapie est un traitement fréquent du cancer : elle concerne plus d’un patient sur deux. Son indication dépend de la localisation de la tumeur, de son stade d’évolution et de l’état général de la personne malade. 
Selon les cas, elle peut être associée à d’autres modes de traitements, comme la chirurgie et la chimiothérapie.

La chimiothérapie

Qu’est-ce que c’est ?
La chimiothérapie consiste à utiliser des produits toxiques pour les cellules cancéreuses (on dit « cytotoxiques », de cyto = cellule).
A la différence de la chirurgie, par exemple, il s’agit d’un traitement qualifié de « systémique » ou « général » parce qu’il concerne l’ensemble du corps, et non un organe particulier. 
Il a donc la capacité de détruire toute cellule cancéreuse, quelle que soit sa localisation dans l’organisme, qu’elle ait été repérée ou non par un examen.

Plus précisément, la chimiothérapie agit sur les cellules lorsqu’elles sont en train de se diviser afin de se multiplier. Les cellules cancéreuses ont en effet la particularité de se multiplier rapidement. 
Mais, par principe, cette action destructrice s’exerce aussi sur les cellules qui, de façon normale, se renouvellent rapidement dans le corps : principalement, les cellules de la moelle osseuse (qui produit les cellules sanguines), les cellules des cheveux, de la peau et de la muqueuse de la bouche. 
Ce phénomène explique certains effets secondaires bien connus de la chimiothérapie, comme la chute des cheveux (ou alopécie) par exemple.

L’hormonothérapie

Qu’est-ce que c’est ?
La croissance de certains cancers est stimulée par des hormones. C’est le cas pour certains types de cancers du sein ou de la prostate par exemple. 
On dit de ces cancers qu’ils sont « hormonodépendants » ou « hormono- sensibles ». L’hormonothérapie consiste, dans ces cas là, à empêcher l’action stimulante des hormones sur les cellules cancéreuses. 
Elle permet ainsi d’empêcher le développement de ces tumeurs et leurs éventuelles métastases.

Quels sont les différents types ?
Il existe plusieurs techniques, qui peuvent être utilisées seules ou en association, en particulier :

on empêche la fabrication des hormones impliquées dans la multiplication des cellules cancéreuses (en supprimant l’activité de la glande qui les produit par exemple, comme dans le cas d'une ablation des ovaires pour le cancer du sein)
on a recours à des anti-hormones qui prennent la place de l’hormone naturelle au niveau des récepteurs hormonaux des cellules. C’est, par exemple, le mécanisme d’action du tamoxifène, une molécule largement utilisée dans le traitement du cancer du sein.

L’immunothérapie

Qu’est-ce que c’est ?
L’immunothérapie vise à remplacer ou modifier les défenses naturelles du corps humain. Elle est fondée sur l’idée que le système immunitaire voit les cellules cancéreuses comme des « étrangères » et qu'il est donc susceptible de les éliminer.

Quels sont les différents types ?

Plusieurs stratégies sont envisageables :
l’immunothérapie dite « active » revient à stimuler, sur le principe de la vaccination, les défenses immunitaires du patient. Dans la pratique, le développement de vaccins thérapeutiques du cancer constitue encore une voie de recherche.
l’immunothérapie dite « adoptive » consiste à greffer au patient des cellules destinées à agir contre les cellules cancéreuses. Jusqu’à présent, cette stratégie n’a démontré son utilité que dans certains cancers hématologiques (cancers du sang).
l’immunothérapie appelée « passive » consiste à injecter, dans l’organisme du patient, des anticorps dirigés contre les cellules cancéreuses.

Les thérapies ciblées

Qu’est-ce que c’est ?
Le terme « thérapies ciblées » désigne des nouveaux traitements qui, comme leur nom l’indique, consistent à « cibler » précisément certaines caractéristiques des cellules cancéreuses. 
Les progrès de la connaissance en biologie des tumeurs ont en effet permis d’identifier avec précision le rôle joué par un certain nombre de molécules dans le développement d’un cancer et de ses métastases. 
En s’attaquant à ces molécules, les thérapies ciblées visent à une plus grande efficacité et, parce qu’elles ne sont pas dirigées vers les cellules saines, entraînent moins d’effets secondaires que les chimiothérapies classiques.

Quels sont les différents types ?
Dans ce domaine thérapeutique en plein développement, plusieurs types de « cibles » peuvent être visées par les traitements :

les facteurs qui agissent sur la croissance cellulaire ;
les facteurs qui favorisent la formation de vaisseaux sanguins alimentant la tumeur (ce qu’on appelle l’angiogenèse) ;
les facteurs qui déclenchent le mécanisme de mort programmée des cellules défectueuses (ce qu’on appelle l’apoptose).

Cette liste n’est pas exhaustive car, au fur et à mesure des découvertes, de nouvelles cibles viennent s’y ajouter.


 Sources : https://www.e-cancer.fr/moyenspouragir/h...ments.html

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  Une nouvelle méthode de dépistage
Posté par : admin - 05-18-2015, 02:55 AM - Forum : News / Infos cancer - Pas de réponse

Cancer du col de l’utérus : une nouvelle méthode de dépistage

Un récent rapport du Centre fédéral d’expertise des soins préconise une nouvelle méthode pour détecter le cancer du col de l’utérus : il s’agirait de détecter la présence du virus qui provoque les lésions.

Véronique Caprasse, députée fédérale, rappelle que 700 cancers invasifs du col utérin sont diagnostiqués chaque année en Belgique. Plus d’un tiers des patientes en décède.

La nouvelle méthode préconisée serait bien plus efficace à la fois pour les patientes et pour le budget de l’assurance maladie. 
Cette nouvelle méthode permettrait d’augmenter le délai actuellement requis entre deux dépistages remboursables. 
Elle permettrait, en outre, d’éviter 240 cas de cancer supplémentaires et 96 décès pour 100.000 femmes dépistées ainsi que d’économiser 15 millions d’euros par 100.00 femmes.

Partant, Véronique Caprasse a interrogé, ce mardi 10 février, la Ministre De Block pour savoir quelle est la situation en Belgique et également pour savoir si cette nouvelle méthode sera adoptée ou du moins testée.

La Ministre de la Santé indique que jusqu’à présent un programme de dépistage systématique du cancer du col de l’utérus est réalisé en utilisant la méthode classique du test Papanicolaou. 
En perspective des conclusions du KCE, on ne pourra considérer une autre stratégie de dépistage précoce, prévient Maggie De Block.

La députée avance que le Cabinet De Block pourrait peut-être stimuler le lancement de campagnes similaires au sein des différentes régions.

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  Les derniers chiffres du cancer en Belgique
Posté par : admin - 05-17-2015, 04:08 AM - Forum : News / Infos cancer - Pas de réponse

L’on entend beaucoup de choses à propos du cancer et de son évolution. Nous avons voulu savoir ce qu’il en était exactement et avons, dans ce cadre, rencontré Julie Francart, Directrice Adjointe du Département Prévention à la Fondation Registre du Cancer. Elle nous explique, chiffres à l’appui, les grandes tendances actuelles.

 
Pouvez-nous nous expliquer la mission de la Fondation Registre du Cancer ?
La Fondation Registre du Cancer a été créée en 2005 avec pour mission d’enregistrer tous les nouveaux diagnostics de cancer en Belgique. L’objectif était de constituer une base de données de la maladie afin de pouvoir en suivre l'évolution. La Fondation découle en fait de diverses initiatives qui ont démarré quelques années plus tôt. En 1983, sous l’égide de l’OEuvre Belge du Cancer, un registre national avait été lancé mais, dans la mesure où il reposait sur les données des organismes assureurs et sur des déclarations volontaires, il s’agissait donc d’un outil incomplet. Depuis 1999, quelques initiatives flamandes avaient permis de réunir les données exhaustives pour la Flandre. Mais il fallait rattraper le retard pour Bruxelles et la Wallonie afin de disposer de données pour l’ensemble du pays.
 
Aujourd’hui, la Fondation Registre du Cancer est donc le registre qui couvre toute la population belge en ce qui concerne tous les nouveaux cancers. Nous disposons des données jusqu’en 2010 et cette année, les données 2011 sortiront.
 
Où allez-vous chercher vos données, précisément ?
Les programmes de soins oncologiques des hôpitaux constituent une source à laquelle viennent s’ajouter les données de tous les organismes assureurs ainsi que des laboratoires d’anatomopathologie. Avec ces trois sources-là, nous recevons les informations relatives à tous les nouveaux diagnostics de cancer. Nous disposons des données exhaustives sur les caractéristiques des patients et des tumeurs. Le Registre ajoute à ces données des informations relatives aux prestations médicales et aux traitements que les malades reçoivent en couplant leurs données avec celles de l’Agence Inter-Mutuelliste qui centralise les données des organismes assureurs. Dernier élément qui vient enrichir notre base de données, c’est le statut vital du patient qui, lui, est disponible auprès de la Banque Carrefour de la Sécurité Sociale et nous permet de suivre les taux de survie des patients atteints d’un cancer.
 
Des doublons sont-ils possibles?
Non, c’est impossible. Nous travaillons sur base du numéro d’identité national lequel est unique. De plus, toute nouvelle information relative à un cancer déjà enregistré fait l’objet d’une analyse spécifique afin d’identifier s’il s’agit bien d’un nouveau cancer ou plutôt d’une récidive. Des croisements sont faits entre nos différentes sources afin de vérifier l’exactitude des données. De plus, un gros travail d’encodage, de contrôle et d’échange est encore effectué par le Registre lorsque les données arrivent.
 
Comment le cancer évolue-t-il au niveau mondial?
Le cancer est une maladie en augmentation tant en nombre qu’en incidence. Il devient d’ailleurs dans certains pays comme la France la première cause de mortalité, avant les maladies cardio-vasculaires. Il s’agit d’une maladie qui, il y a 50 ans, était surtout présente dans les pays industrialisés. Malheureusement la situation a évolué et le nombre de cancers augmente aujourd’hui dans les pays en voie de développement.
 
Qu’en est-il de l’Europe ?
Au niveau européen, on dénombre environ 2,5 millions de nouveaux cas par an. La Belgique représente, elle, environ 60.000 nouveaux cas par an. Ce chiffre est en augmentation, ce qui est compréhensible.
La population mondiale est à la fois en croissance et en phase de vieillissement. Or, plus de 60% des cancers sont diagnostiqués après 60 ans, que ce soit chez les hommes ou chez les femmes. Compte tenu de ces données, le nombre absolu de cancers augmente donc inévitablement. La nuance à apporter est que si on enlève cet effet de la croissance et du vieillissement de la population, l’incidence continue à augmenter, mais dans une moindre mesure, avec là moins de 1% d’augmentation annuelle.
 
Comment expliquer cette augmentation d'incidence?
Les facteurs liés au mode de vie (alcool, tabac, obésité, sédentarité…) sont largement incriminés. Les campagnes de dépistage et l’amélioration des techniques de diagnostic précoce entraînant une détection précoce de lésions influencent eux aussi les chiffres. Vient ensuite une part d’inconnu comme les facteurs environnementaux par exemple.
 
La mortalité, par contre, évolue favorablement?
Oui, et ce pour presque tous les cancers grâce à l’amélioration des moyens diagnostiques et des traitements. Qui dit détection précoce dit en effet aussi cancer moins avancé et donc meilleur pronostic. On survit de plus en plus au cancer mais on doit désormais aussi vivre avec la maladie.
 
Ce qui signifie qu’il va falloir prendre en charge un nombre croissant de patients à court, moyen et long terme?
Effectivement. Cela signifie qu’on aura un nombre croissant de patients qui auront été traités mais qui devront être suivis voire éventuellement recevoir des traitements chroniques. Même si le taux de mortalité diminue, en terme de nombre absolu, il va aussi falloir faire face à un nombre accru de décès dans l'absolu. Il faudra donc prévoir la prise en charge d’un nombre croissant de personnes en fin de vie et donc créer des structures de soins palliatifs adaptées.
 
Quels sont les cancers les plus fréquents chez l’homme en Belgique ?
Plus de 50% des cas diagnostiqués chez les hommes sont des cancers de la prostate, du poumon ou du côlon et rectum. Parmi ces cancers, celui de la prostate concerne environ 9.000 nouveaux cas par an. Or, il s’agit d’un cancer de bon pronostic avec plus de 80% de taux de survie à 5 ans. Par contre, le cancer du poumon garde, lui, un mauvais pronostic. Rappelons que plus de 80% des cas sont encore aujourd’hui liés au tabagisme. Pour ce qui est du cancer du colon, il s’agit d’un cancer en légère augmentation. Mais là aussi des techniques de diagnostic précoce et des traitements efficaces existent aujourd’hui pour les cancers de stade peu avancé. Il est donc important de favoriser le dépistage. Les cancers du rein sont, eux, en légère augmentation. Par contre, le cancer de l’estomac qui touche davantage d’hommes que de femmes est, lui, en régression au niveau mondial et ce grâce à une meilleure prise en charge de l’Helicobacter Pilori et à une alimentation moins salée comportant davantage de fruits et de légumes. Enfin, le mélanome malin est, lui, en augmentation tant chez l’homme que chez la femme. En cause ici, nos habitudes vestimentaires et la tendance que nous avons à davantage nous exposer au soleil. Ajoutons à cela les efforts en termes de dépistage précoce de cette pathologie, tant dans le corps médical que chez les patients.
 
Qu’en est-il du cancer chez la femme ?
Le trois cancers féminins les plus fréquents sont les cancers du sein, côlon et rectum, du poumon. Le cancer du sein, premier cancer chez la femme avec presque 10.000 nouveaux cas par an, a, comme celui de la prostate, un relativement bon pronostic avec une survie à 5 ans de 88%.
 
Assiste-t-on à une augmentation de l’incidence du cancer du sein ?
Non, pas au cours des dix dernières années. Chez les femmes entre 50 et 69 ans, on a pu montrer une variation dans l’incidence avec une légère augmentation avant 2003 et une diminution ensuite. Ces variations s’expliquent respectivement par le lancement du dépistage organisé en 2001 et par une diminution de l’utilisation des hormones de substitution. On note également une légère augmentation des tumeurs de 20 à 50 mm chez les femmes de plus de 70 ans. Par contre, chez les femmes jeunes, et contrairement à ce que l’on entend souvent, on n’a pas montré d’augmentation de l’incidence.
 
Qu’en est-il du dépistage du cancer du sein dans notre pays ?
En Wallonie, 10% de la population cible ont recours au dépistage organisé. Un plus grand nombre de femmes optent pour un bilan sénologique chez leur gynécologue. On peut donc considérer un taux de couverture totale de 40%, là où il faudrait atteindre 70% pour voir un effet sur le taux de mortalité. En Flandre, davantage de femmes vont au dépistage organisé mais, au final, la couverture n’est pas fondamentalement différente qu’à Bruxelles ou en Wallonie.
 
Notre pays occupe une triste première place au niveau européen. Pourquoi ?
Nous n’avons pas d’explications car si on reprend les facteurs connus susceptibles d’influencer cette mauvaise position, comme le nombre d’enfants, l’âge de la grossesse, le dépistage, le mode de vie (tabac, activité physique…), la Belgique ne se différencie pas des autres pays européens. Les facteurs connus ne peuvent donc pas expliquer notre position. En matière d’utilisation d’hormones de croissance, la Belgique ne se distingue pas non plus des autres pays européens. Mais rappelons que 70 à 80% des cancers sont encore d’éthiologie inconnue.
 
Autre sujet de préoccupation, l’augmentation du nombre de cancers du poumon ?
Effectivement. Les femmes gardent un risque globalement moindre que les hommes de développer un cancer du poumon mais la tendance n’évolue malheureusement pas favorablement. Le risque diminue chez les seconds alors qu’il augmente chez les premières. En cause, la modification des habitudes tabagiques. Les femmes ont commencé à fumer plus tard mais continuent à fumer alors que les hommes ont, eux, diminué leur consommation de tabac, ce qui se traduit aujourd’hui clairement dans les courbes d’incidence.
 
Qu’en est-il des cancers gynécologiques ?
L’on distingue trois types de cancers gynécologiques: le cancer du corps de l’utérus, celui du col de l’utérus et, enfin, celui des ovaires. L’âge moyen du diagnostic des cancers du corps de l’utérus et de l’ovaire est relativement élevé (70 ans) alors que les cancers du col sont diagnostiqués chez des femmes plus jeunes : vers 40-45 ans pour les cancers invasifs et aux alentours de 30 ans pour les cancers in situ. De là l’importance du dépistage du cancer du col utérin.
 
Pouvez-vous, enfin, nous dire deux mots du cancer des enfants ?
Les cancers chez l’enfant représentent 350 cas par an en Belgique, dont 40% des diagnostics sont posés avant l’âge de 5 ans. Ce sont des cancers très particuliers qui suivent une classification différente de celle des adultes. Au niveau de l’évolution de l’incidence, on ne peut pas démontrer une augmentation nette de ce type de cancers. Par contre, la mortalité diminue très significativement.
 
Entretien : Ariane Cambier, Secrétaire Générale

 Source : Bordet News 103
(Revue des Amis de l'Institut Bordet) http://www.bordet.be/

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  Médicaments anti-cancéreux
Posté par : admin - 05-17-2015, 03:39 AM - Forum : News / Infos cancer - Pas de réponse

Attaques spécifiques

La nouvelle génération, en fait il s'agit de la deuxième génération de médicaments contre le cancer dont quelques-uns sont déjà sur le marché et d'autres sont en train d'être expérimentés cliniquement, attaque donc de façon spécifique les cellules tumorales et laisse en paix les cellules saines en train de se diviser. 
Ces médicaments furent développés dans le but de résoudre les problèmes moléculaires ayant conduit à la formation de la tumeur.

Le Glivec et l'Herceptin sont deux exemples de cette nouvelle génération de médicaments (le chapitre Anticorps monoclonaux donne des informations au sujet de l'Herceptin). 
Le Glivec est efficace contre une forme de cancer du système sanguin, la leucémie myéloïde chronique (LMC). Aux Etats-Unis ainsi qu'en Europe, quelques 5'000 nouveaux cas de LMC sont enregistrés par année, cette forme de cancer compte ainsi parmi les moins fréquentes. 
La LMC passe d'une phase chronique de plusieurs années à un stade avancé qui finalement va dégénérer en une prolifération explosive de globules blancs (leucocytes) et conduire au décès de la personne concernée.

Avant l'arrivée du Glivec, les médecins traitaient les patients atteints de LMC la plupart du temps par des greffes de moelle osseuse. 
Toutefois, le nombre insuffisant de donneurs de moelle osseuse devenait problématique. Les patients devaient attendre durant de longs mois. 
En outre, seul un cinquième des patients se prête à ce traitement. Le traitement par un autre médicament, l'interféron, aida à prolonger la vie, mais celui-ci ne fut pas bien supporté par la plupart des patients.

Importante découverte à Philadelphie

En 1960 à Philadelphie, les scientifiques Peter Nowell et David Hungerford ont jeté les bases du développement du Glivec en démontrant qu'un fragment du chromosome 22 faisait défaut sur 95% des patients atteints de LMC. 
Ce chromosome mutant fut désigné par l'endroit où il fut découvert: le chromosome de Philadelphie (illustration 5.1). 
C'était la première fois que des chercheurs parvenaient à trouver un lien direct entre une modification génétique et la formation d'un cancer.

Plus d'une dizaine d'années plus tard, on découvrit que le fragment d'ADN manquant sur le chromosome 22 avait migré sur le chromosome 9. 
Il a fallu à nouveau une dizaine d'années pour que les chercheurs comprennent que cette translocation était à l'origine de la LMC. 
Par la translocation des segments d'ADN, deux gènes vont nouvellement fusionner, ce sont les gènes Bcr et Abl.

[Image: grafik5-1_fr.jpg?itok=3ZogykDP]
 
Remarque :

Afin de pouvoir différencier les gènes des protéines, il fut décidé unanimement que les gènes seraient écrits en italique et les protéines en caractères normaux. 
Les deux gènes devinrent soudainement voisins et formèrent un oncogène, un gène générateur de cancer.

La nouvelle association de Bcr et Abl  va former une nouvelle protéine appartenant à la classe des tyrosine-kinases. 
Ces protéines peuvent conduire les signaux de l'extérieur à l'intérieur de la cellule: de ce fait, la cellule sera renforcée à l'encontre des influences extérieures ou pourra entrer en contact avec les cellules avoisinantes. 
Mais lorsque ces protéines sont hors contrôle, elles vont permettre la transmission de faux signaux comme par exemple la division à l'infini.  
C'est précisément ce que va signaler la nouvelle protéine de fusion Bcr-Abl aux cellules attaquées.




Le Glivec (de l'anglais : Gleevec) est une substance active qui entrave la croissance des cellules leucémiques. 
Source : Howard Hughes Medical Institute

STI-571 contre la LMC

En 1990, il y avait un tel cumul de connaissances au sujet de la LMC que les chercheurs  de Ciba-Geigy (prédécesseur de Novartis) commencèrent également à s'y intéresser. 
Une équipe dirigée par Alex Matter mit en route la recherche d'un principe actif contre la LMC. En se basant sur les connaissances préalables au sujet des tyrosines-kinases, les chercheurs créèrent et analysèrent 350 composés différents. 
Les chimistes développèrent chaque semaine de nouvelles substances devant inhiber la protéine de fusion, le résultat fut presque toujours négatif car les substances étaient toxiques. 
Après de longues années de recherche, une substance se fit toutefois remarquer, elle portait l'abréviation STI-571. 
Lors d'expériences sur les cellules, c'est cette substance qui stoppait le plus efficacement la formation de leucémie et ne présentait que peu d'effets secondaires. Les premiers tests sur les souris s'avérèrent positifs.




Eric Lander, Professeur à l'Institute of Technology du Massachusetts (MIT) décrit la manière de fabriquer des « puces à gènes ». 
Source : Howard Hughes Medical Institute

En avril 1999, Novartis se décida définitivement pour le Glivec. Dès lors, les responsables obtinrent des résultats très convaincants. 
Après des recherches de plusieurs années en laboratoire, les scientifiques purent tester la substance pour la première fois sur l'homme: l'état de santé s'améliora immédiatement sur l'ensemble des patients. 
Le médicament devint une priorité pour Novartis qui fit construire des centres de production à Ringaskiddy en Irlande même s'il n'existait encore aucun résultat concluant quant à l'efficacité de la préparation.

En décembre 1999, la phase II du Glivec fut mise en route, 500 patients atteints de LMC testèrent la substance et l'expérience fut réussie. 
Le 27 février 2001, Novartis envoya les documents aux différents services de santé publique pour être examinés. 
10 semaines plus tard seulement, le service de santé publique américain, la FDA, donna son feu vert : le médicament allait être autorisé et disponible dans les pharmacies.

Plus de 50'000 patients ont depuis profité du Glivec. Le médicament a été également autorisé dans le traitement d'autres formes de cancer comme par exemple celle, rare, du cancer gastro-intestinal.

Diagnostic et traitement vont de pair

Les progrès dans l'établissement du diagnostic vont également de pair avec le développement d'un nouveau médicament.
Le médecin doit tout d'abord connaître le type de cancer du patient et les mutations génétiques qui ont conduit à cette maladie. Ce n'est qu'à ce moment-là que l'on va entamer un traitement à succès.

De tels tests de diagnostic sont effectués de nos jours à l'aide de «puces génétiques». Ces «puces» savent faire deux choses importantes pour diagnostiquer le cancer.
Elles peuvent déceler les mutations dans certains gènes et en même temps, vérifier l'activité de milliers de gènes, elles indiquent ainsi aux médecins quels sont les gènes de la tumeur qui sont plus actifs qu'ils ne le devraient et ceux qui le sont moins. 
Cette information est cruciale pour la justesse du choix du traitement.

Outre ces puces, il existe d'autres méthodes traditionnelles pour déceler un cancer. Le film présente les méthodes avec lesquelles on peut diagnostiquer les cancers du sein et du colôn ainsi que le lymphome non-hodgkinien.




Méthodes de diagnostic du cancer. 
Source : Roche, Health Kiosk, 2003

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